Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

23/12/2016

Ciné Collectif de Metz : on continue!

Malgré quelques mauvaises nouvelles (le rejet du recours contre l'installation de salles Kinepolis à Wave, condamnant le cinéma associatif Union d'Ars sur Moselle -situé à 5 minutes de Waves- à 3 000 euros d'amendes en plus de la décision de la CNAC)....

“La requête n° 15NC01503 de la société Cofilor et la requête 15NC01448 des associations Imagine l’agglomération demain avec Saint-Julien-les-Metz et Union sont rejetées. La société Cofilor, l’association Imagine l’agglomération demain avec Saint-Julien-les-Metz et l’association Union verseront chacune 1 000 (mille) euros, à la Commission nationale d’aménagement commercial, à la société Arnold Promotion et à la société Eden Panorama* au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Le surplus des conclusions de la Commission nationale d’aménagement commercial, de la société Arnold Promotion et de la société Eden Panorama, relatives à l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. 14-02-01-05 C “

(*Eden Panorama : un des nombreux noms du groupe Kinepolis!)

... nous avons toutes les raisons de continuer à être les grains de sable dans la machinerie mise en place.

Notre association, au sein du Ciné Collectif, continue la lutte.

Pour être informé(e)(s) et nous soutenir : https://fr-fr.facebook.com/cinecollectifmetz.news/

Avec un pas de côté, en gardant le sourire :

 

 

 

 

16/10/2016

Libre Chantal Akerman

Il y a un an nous quittait Chantal Akerman, cinéaste et artiste, auteure d'une œuvre extrêmement libre.

Le FRAC Lorraine (49 Nord 6 Est) et ses partenaires, dont notre association, proposent du 4 au 15 novembre prochains des projections, rencontres, lectures, concerts, performance, pour tracer un chemin vers la mise en lumière de l’œuvre de Chantal Akerman.

Le programme complet : Akerman-WEB.pdf

i-don-t-belong-anywhere-the-cinema-of-chantal-akerman.jpg

L’œil à l'écran propose la projection du film de Marianne Lambert, I don't belong anywhere. Le cinéma de Chantal Akerman (2015, 67 min.) en présence de la réalisatrice (samedi 5 novembre à 14h au FRAC Lorraine).

Ce film propose, dans une connivence entre les deux réalisatrices, un parcours sur l’œuvre de Chantal Akerman. Retournant sur les lieux et les décors où elle a vécu et tourné, le documentaire souligne l'étroite relation que Chantal Akerman construit entre ses films et sa vie -famille biologique et de travail, femmes et sexualité, obsession des frontières... Avec les témoignages de sa monteuse Claire Atherton et celui du réalisateur américain de Gus Van Sant qui soulignent, l'une la précision des choix et partis-pris esthétiques de Chantal Akerman, l'autre l'influence de son œuvre sur de nombreux artistes actuels.

I Don’t Belong Anywhere – Le cinéma de Chantal Ackerman est le cinquième opus de la Collection "Cinéastes d’aujourd’hui" de la FWB, produit par la Cinémathèque de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Artémis Productions, RTBF Unité Documentaire, Proximus, CBA Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles.

 

Samedi 5 novembre 2016

au FRAC Lorraine 1bis rue des Trinitaires 57000 METZ

en présence de Marianne Lambert

entrée libre (réservations : 03 87 74 20 02)

TSL_DONTBELONGANYWHERE_CALENDARPAGE-746x1024.jpg

08/07/2015

Pourquoi une salle de cinéma indépendante à Metz?

A ce moment où l'on sent l'abandon, par la municipalité et par une partie des intellectuels de cette ville, de toute exigence concernant la distribution cinématographique, il est bon de retourner vers le public, de recueillir les sentiments, les envies, les désirs ce ceux qui souhaitent maintenir la variété de l'offre.

Contrairement à ce qu'on entend à droite et à gauche sur l'essoufflement de la contestation, contrairement à ce que la presse semble réduire, contrairement à cette idée que tout est joué et qu'il suffit de s'abandonner aux bras accueillants d'un multinationale, face à ces vents contraires qui incitent à baisser les bras, la détermination d'une partie des citoyens de Metz et des villes et villages environnants reste entière.

 
 
Nous ne pouvons décolérer face à cet abandon de la culture cinématographique. Le cinéma n'est pas un produit d'appel pour développer les zones commerciales.
Cette instrumentalisation du cinéma s'apparente, pour les citoyens que nous sommes, à un hold-up.
C'est une vue à court terme, qui ne respecte pas la pluralité et ne sera sans doute pas pas viable économiquement à long terme.
Actuellement, il existe pour la ville 25 salles réparties dans 3 cinémas: Caméo (4 salles), Palace (7 salles), Kinépolis (14 salles) sans compter les 2 salles associatives de Marly et Ars sur Moselle.
Toutes les salles de Metz (y compris Kinépolis) déplorent une baisse de fréquentation sur les deux dernières années.
Ce qui programmé par la ville et la métropole: l'ouverture de 16 salles Kinépolis (Waves et Muse), la fermeture de Caméo (-4 salles), attribution du Palace à Kinépolis.
Cela fera donc 37 salles de cinéma appartenant à Kinépolis, c'est-à-dire le monopole absolu de la distribution cinématographique!
 
On comprend alors le renoncement de l'actuel gérant des cinémas indépendants Caméo et Palace qui, dans son dernier édito de juillet, baisse définitivement les bras en reconnaissant de fait les conséquences de ce futur monopole: l'impossibilité pour tout indépendant de survivre et avoir accès aux films porteurs, fussent-ils art et essai. Ses propositions de service seront sans doute prises en considération du côté de la Mairie, de la métropole et de Kinépolis à ce moment où se prépare la CDAC, commission départementale d'aménagement commercial qui doit sans doute avoir lieu à l'automne.
 
Reste que l'avis des spectateurs, celui des citoyens, celui de ceux que luttent, dans cette guerre des amis*, pour une solution raisonnable respectant une pluralité, devrait être pris en considération. Ce sont aussi des électeurs.
 
* On se souvient que dans notre bonne ville de Metz eut lieu en 1231 la guerre des amis, entre l'évêque de Metz Jean d'Apremont et le patriciat messin, qui aboutit à la naissance de la République Messine. Toutes proportions gardées, cette comparaison n'a lieu que pour évoquer le fait que que les contestataires actuels ont été aussi parmi les soutiens de cette municipalité.